Retour de Varennes à Paris

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Titre : Retour de Varennes. Arrivée de Louis Seize à Paris, le 25 juin 1791.

Auteur : DUPLESSI-BERTAUX Jean (1747 - 1819)

Date de création : 1791

Date représentée : 25 juin 1791

Dimensions : Hauteur 24 - Largeur 29

Technique et autres indications : D'après un dessin de J.L. Prieur.AE/II/3032Eau-forte mise en couleurs.

Lieu de Conservation : Centre historique des Archives nationales site web

Contact copyright : © Centre historique des Archives nationales - Atelier de photographie

Référence de l'image : AE/II/3032

Retour de Varennes. Arrivée de Louis Seize à Paris, le 25 juin 1791.

© Centre historique des Archives nationales - Atelier de photographie

Date de publication : mars 2016

Vidéo

Retour de Varennes à Paris

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Contexte historique

Après Varennes

Louis XVI est ramené à Paris, sur ordre de l’Assemblée nationale, le 25 juin 1791, après avoir tenté de fuir à l’étranger. »

Venant du nord-est de Paris, la berline royale passe devant la barrière d’octroi du Roule. Elle suit, par crainte de l’agitation populaire, l’enceinte de Paris appelée mur des Fermiers généraux[1], pour entrer dans la capitale par la barrière de l’Etoile, passer, loin des quartiers populaires, par les Champs-Elysées et rejoindre les Tuileries.

Jérôme Pétion, l’un des trois députés envoyés par l’Assemblée nationale pour ramener le roi à Paris, a relaté ce moment historique[2] où bascule la confiance dans la royauté.

La fuite du roi apparaît comme une trahison et marque profondément les esprits. Après Varennes, l’Assemblée doit accréditer l’idée d’un enlèvement du roi pour sauver son projet de monarchie constitutionnelle et prendre des mesures énergiques pour assurer la sécurité du roi.

Analyse des images

Le convoi royal devant la barrière du Roule

Le cortège est composé de la berline royale où se trouvent le roi, la reine, Pétion, Barnave, Madame Elisabeth, Madame Royale et le dauphin et, sur le siège, trois gardes du corps ; les femmes de service occupent une seconde voiture ; dans la troisième, un cabriolet découvert ombragé de branches de chêne, se trouve Drouet, qui a reconnu le roi. Seize pièces de canon et 30 000 baïonnettes escortent le convoi.

Le dessin de Jean-Louis Prieur, probablement contemporain de l’événement, a été gravé à l’eau-forte par Jean Duplessi-Bertaux et reproduit par P. G. Berthault dans les Tableaux historiques de la Révolution française[3]. L’estampe a été rehaussée de couleurs sans beaucoup d’exactitude. La berline choisie pour ce départ clandestin était ordinaire et sombre. Par contre, le vêtement jaune des trois gardes du corps qui avaient servi de courrier avait constitué une voyante bévue.
La foule immense d’hommes, de femmes et d’enfants se presse des deux côtés de la route, sur toute la longueur du mur et sur les toits des bâtiments et de la barrière du Roule, à l’architecture flambant neuve due à Claude Nicolas Ledoux. Le haut bâtiment de quatre étages, inspiré de l’Antiquité romaine et situé à côté de collines imaginaires, domine et amplifie de sa majestueuse gravité la scène tragique et silencieuse.

On aperçoit, à l’intérieur de la berline, les profils de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Seul s’est mis à la portière le jeune prince, qui laisse pendre son chapeau, désemparé devant cette situation inouïe.

Interprétation

Donner une résonance patriotique à l’événement

Animée par le mouvement des bras de la foule et les volutes de poussière soulevées par le convoi, la scène semble portée par un élan. Le groupe de soldats et de paysans dont l’un tient une faux, juché sur le toit de la berline paraît une création symbolique de l’artiste, faite pour exalter le rôle joué par le peuple dans l’arrestation du roi.

Dans sa représentation de scènes violentes ou tragiques de la Révolution, Prieur a profilé à plusieurs reprises les barrières de Ledoux, à l’architecture directement inspirée de l’Antiquité. On croyait alors reconnaître chez Ledoux le décor où s’était écoulé l’âge héroïque de la République romaine. Cette architecture nouvelle n’était pas sans correspondances avec l’idéal de valeurs antiques des jacobins. L’artiste y était sans doute sensible ; il sera juré auprès du Tribunal révolutionnaire, avant d’être lui-même guillotiné à Paris, le 6 mai 1795.

  • Assemblée Constituante
  • garde nationale
  • Louis XVI
  • Marie-Antoinette
  • Paris
  • mur des fermiers généraux
  • octroi
  • Barnave (Antoine)
  • Pétion de Villeneuve (Jérôme)
  • Champs Elysées

Bibliographie

Jérôme PÉTION DE VILLENEUVE Mémoires inédits Paris, C. A. Dauban, 1866,.p.196.Collectif, Exposition Ledoux et ParisParis, Rotonde de la Villette, 1979. Cahiers de la Rotonde, n° 3.Noël LAVEAU Paris Révolution Paris, 1989.Albert SOBOUL (dir.) Dictionnaire historique de la Révolution Paris, 1989.

Pour citer cet article

Luce-Marie ALBIGÈS, « Retour de Varennes à Paris »


Video: Retours sur la réunion investisseurs Paris 2017Q4


Commentaires:

  1. Uriyah

    Quels mots nécessaires ... Super, une excellente phrase

  2. Gearoid

    Je peux à peine le croire.

  3. Eurystheus

    Quelle phrase ... super

  4. Verrall

    Peut être.

  5. Skelly

    Je vous remercie de l'aide dans cette question. À vous un forum remarquable.



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